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Jambette : Visionnaire

Étudier les tendances d’aujourd’hui pour répondre aux besoins de demain

Par Marie-Noël Grenier | Temps de lecture 4 minutes | Publié le

Catégorie(s): Entreprise, Actualité

Toujours soucieux d’offrir des solutions adaptées aux besoins changeants de la société, Jambette, en collaboration avec monsieur André Thibault, Professeur émérite chez UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières et fondateur de l’Observatoire québécois du loisir, vous partage ses observations, ses réflexions et ses orientations de développement concernant les espaces récréatifs extérieurs, le jeu et les loisirs dans l’espace publics. Chaque mois, apprenez-en plus sur notre domaine en constante évolution.

Des tendances et des faits

Le champ des pratiques et des usagers du loisir s’est élargi

S’il fut un temps où la notion de loisir référait des activités organisées et aux parcs de voisinage principalement destinés aux enfants, aujourd’hui le spectre des pratiques de loisir et des personnes servies par les municipalités s’est considérablement élargi.

En témoigne cette description du champ des usagers et des pratiques que la Ville de Montréal a décrit dans sa Politique de loisir.

« Dans leur voisinage, leur quartier ou à l’échelle municipale et régionale les gens flânent, jouent, fêtent, pratiquent une activité physique, un sport, créent ou consomment de la culture, apprennent, se ressemblent, se connaissent, se reconnaissent, forment des groupes, des clubs. 

Ils vivent et s’approprient leur loisir dans la rue, dans un parc de voisinage, un grand parc ou un parc de quartier, sur une piste ou un sentier, dans un gymnase, une piscine, un aréna ou une bibliothèque, un centre communautaire, une maison de la culture. Ils vivent leur loisir de façon libre, spontanée ou organisée, ou participent à des événements d’envergures diverses. »

Aujourd’hui, on observe, selon le Rapport 2023 sur les parcs urbains[1], que la fréquentation des parcs touche toute la population et correspond à un fort désir.

  • 15% d’augmentation de la fréquentation des parcs urbains entre 2020 et 2022 au Canada
  • 64% des citadins ont déclaré se rendre dans un parc au moins 2 à 3 fois par semaine, dont 20% tous les jours
  • 51% ont déclaré souhaiter y passer plus de temps qu’à l’heure actuelle

1 Rapport sur les parcs urbains du Canada, Les Ami.es des Parcs, septembre 2023

Quelques changements sociaux significatifs

 La modification et la diversification des usages des espaces publics de loisir s’expliquent par le vieillissement de la population, l’immigration et la diversité culturelle de même que par la hausse des activités vécues « en famille ». De plus, l’augmentation de la solitude des personnes et du coût de la vie (qui engendrent pauvreté et inaccessibilité) justifient l’effort des municipalités pour améliorer l’accès aux parcs et autres espaces publics. Tout cela, dans un contexte de densification de la population et de promotion de saines habitudes de vie.

Vieillissement :

En 2024, environ 21% de la population québécoise est âgée de 65 ans et plus, contre seulement 9% en 1971. Ce chiffre pourrait atteindre 26% d’ici 2041. Par ailleurs, les ainés sont plus actifs physiquement. Par exemple à Trois-Rivières, en 2017, 5177 personnes de 50 et plus étaient inscrits dans les centres d’entrainement, soit 20% des ainés de 50 à 70 ans.

Ainsi le parc de voisinage et les sentiers de marche ou cyclables sont largement occupés par des retraités en bonne forme physique et exigeants des aménagements adaptés. Ces lieux deviennent à toute fin pratique des « tiers lieux » où on se rencontre en dehors de chez soi. Ces lieux prolongent fréquemment la résidence, particulièrement dans les milieux densément peuplés où les multi logements n’offrent pas les commodités des maisons de banlieue avec leurs cours dotées d’équipements de loisir.